John Martini, l’acier apprivoisé

Antoine Laurentin et John Martini
Antoine Laurentin et John Martini

C’est dans un immeuble de charme de la rue Ernest Allard à Bruxelles qu’Antoine Laurentin a choisi d’ouvrir sa seconde adresse il y a quelques mois. Après une exposition inaugurale consacrée à Judith Reigl, il met en vedette John Martini, un artiste américain qu’il représente en Europe en exclusivité depuis plus de 20 ans et à qui il consacre une exposition tous les deux ans. Plus de 20 sculptures- soit 4 tonnes d’acier – et une trentaine de monotypes composent cette exposition qui permet d’avoir un regard sur l’évolution de son art.

Ses premières sculptures sont dessinées dans une seule couche d’acier sombre ou doté de sa coloration initiale, avec un piètement où l’on identifie aisément une section de poutrelle métallique. Une seconde vie bien poétique pour de l’acier récupéré de coques de bateaux à l’abandon !

Ses sculptures plus récentes se distinguent par des couleurs éclatantes et un volume créé par le  jeu de plusieurs couches d’acier. Découpées au chalumeau, assemblées et colorées, les plaques d’acier deviennent des personnages ou des animaux fantastiques. Les cultures primitives hispaniques, africaines et l’antiquité européenne tiennent une place importante dans ses sources d’inspiration.
Les sculptures de John Martini s’inscrivent aussi bien en intérieur qu’en extérieur et sont souvent exposées dans des jardins. Sa plus grande réalisation – plus de 20 mètres de haut – a d’ailleurs été commandée par l’Etat de Floride pour figurer en bordure d’une autoroute. En France, en 2007, la ville de Beaumont lui a consacré une exposition et lui a commandé « Le Passeur », une sculpture monumentale de 3 mètres pour son domaine public, installée  sur « Le chemin vert ».

Les monotypes de John Martini jouent eux aussi avec la densité de la couleur et laissent apparaître ici et là des zones où une fine couche de bois a été capturée sous presse.

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John Martini et Carol Munder

John Martini est un artiste accessible et chaleureux. Il parle de son travail avec beaucoup de passion et en même temps, de simplicité. Sa compagne, Carol Munder, qui était présente à ses côtés au vernissage, est photographe.
Ses sujets de prédilection sont des  sculptures de collections ou de musées.

Lorsque je leur ai demandé si ce n’était pas trop compliqué pour deux artistes de vivre ensemble, ils m’ont expliqué – en français !- qu’il n’y avait pas de rivalité entre eux mais au contraire, un apport mutuel. John s’inspire beaucoup des photos de Carol et Carol assiste John dans son travail. Mais pour Carol, le secret est de savoir s’accorder du temps chacun pour soi.
Si en France ils vivent ensemble, ils ont deux maisons aux Etats-Unis…

Quelques minutes en vidéo avec les  oeuvres de John Martini :

Laurentin Gallery
Rue Ernest Allard, 43 – 1000 Bruxelles
Exposition « John Martini », jusqu’au 25 juillet 2013
www.galerie-laurentin.com

John Martini
John Martini partage son temps entre entre Key West et la France, où il réside l’été.
Ses œuvres sont exposées à la  Lucky Street Gallery de Key West, à la galerie Sandler Hudson d’Atlanta, à Shidoni Annual au Nouveau Mexique, à la  Galerie Antoine Laurentin Paris et Bruxelles, et à la Galleria Santamarta à Milan.
Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées et publiques dont la grande installation, « Head2Head », à  Hamilton, New Jersey.
www.johnmartini.com

Carol Munder
Artiste américaine auteur de photos et photogravures.
Pour voir son travail, je vous renvoie vers le site de la Lucky Street Gallery et vers son propre site www.carolmunder.com

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